Bonsoir Suissesses, Bonsoir Suisses.
Permettez-moi tout d’abord de vous présenter mes excuses pour vous prendre quelques minutes de votre temps précieux. J’aime, comme beaucoup d’entre vous, le confort du train-train quotidien, le sentiment de sécurité et la tranquillité que procure ce qui est familier et répétitif. Je les apprécie, comme tout à chacun.
Mais dans cet esprit de commémoration qui prévoit que les évènements importants du passé, habituellement associés à la mort d’un individu, ou à la fin de quelque horrible bataille sanguinaire, soit célébré par de sympathiques congés, j’ai pensé que nous pourrions célébrer ce dimanche 23 Octobre, jour hélas très proche, en consacrant un court instant de notre vie quotidienne à nous asseoir et à voter.
Il existe bien sûr des personnes qui ne veulent pas que nous votions comme bon nous semble. Je sais qu’il y a eu jusqu’à présent des ordres aboyé dans des téléphones et que des hommes ont placardé partout dans le pays d’immondes propagandes. Pourquoi ? Parce que même si l’on peut substituer la matraque à la conversation, les mots conserveront toujours leur pouvoir. Les mots sont le support de la compréhension et pour ceux qui les écouteront, l’énonciation de la vérité. Et la vérité c’est que quelque chose va très mal dans ce pays, n’est ce pas ?
Immigration et étrangers. Intolérance et oppression. Propagande et mensonges. Et là où, auparavant, vous aviez la liberté de vote, de faire des objections, de parler comme bon vous semblait, vous avez maintenant des affiches, des systèmes de propagande vous contraignants à la conformité, sollicitant votre docilité de vote et influençant vos décisions.
Qu’est-ce qui va arriver ? Qui sera à blâmer ? Bien sûr, il y a ceux qui sont plus responsables que les autres et qui devront en rendre compte mais… Encore dans un souci de vérité, si vous cherchez un coupable, regardez simplement dans un miroir.
Je sais pourquoi vous voulez le faire. Je sais que vous avez peur. Qui pourrait se vanter du contraire ! Immigration, terreur, violence. Une myriade de faux problèmes et de propagande bien rodée qui contribue à perturber votre jugement et vous prive de votre bon sens. La peur a pris ce qu’il y a de meilleur en vous. Et dans votre panique vous vous tournez vers l’UDC et Christophe Blocher, et si nous ne faisons rien, bientôt le seul parti de Suisse.
Il vous ont promis de l’ordre, il vous ont promis moins de violence. Tout ce qu’ils demandent en échange, c’est votre consentement silencieux et docile. Le 23 Octobre, je chercherai à mettre fin à ce silence ! Le 23 Octobre, je ne voterai pas UDC pour rendre la mémoire à ce pays, pour le rendre libre.
Dans une semaine, un groupe de citoyen veulent ancrer à jamais le 23 Octobre dans nos mémoires comme défaite totale de ce parti. Ils espèrent rappeler aux Suisses et Suissesses qu’impartialité, justice et liberté sont plus que des mots, ce sont des principes. Alors si vous n’avez rien vu, si vous ignorez toujours les crimes de ce parti, je vous suggère de voter UDC le 23 Octobre.
Mais si vous voyez ce que je vois, si vous ressentez ce que je ressens, si vous désirez ce que je désire, alors rangez vous à mes côtés dans une semaine à compter d’aujourd’hui devant les urnes Fédérale, et ensemble, nous leurs offrirons un 23 Octobre gravé à jamais dans leur mémoire !!