Archive | octobre, 2011

23 Octobre

16 Oct

Bonsoir Suissesses, Bonsoir Suisses.

Permettez-moi tout d’abord de vous présenter mes excuses pour vous prendre quelques minutes de votre temps précieux. J’aime, comme beaucoup d’entre vous, le confort du train-train quotidien, le sentiment de sécurité et la tranquillité que procure ce qui est familier et répétitif. Je les apprécie, comme tout à chacun.

Mais dans cet esprit de commémoration qui prévoit que les évènements importants du passé, habituellement associés à la mort d’un individu, ou à la fin de quelque horrible bataille sanguinaire, soit célébré par de sympathiques congés, j’ai pensé que nous pourrions célébrer ce dimanche 23 Octobre, jour hélas très proche, en consacrant un court instant de notre vie quotidienne à nous asseoir et à voter.

Il existe bien sûr des personnes qui ne veulent pas que nous votions comme bon nous semble. Je sais qu’il y a eu jusqu’à présent des ordres aboyé dans des téléphones et que des hommes ont placardé partout dans le pays d’immondes propagandes. Pourquoi ? Parce que même si l’on peut substituer la matraque à la conversation, les mots conserveront toujours leur pouvoir. Les mots sont le support de la compréhension et pour ceux qui les écouteront, l’énonciation de la vérité. Et la vérité c’est que quelque chose va très mal dans ce pays, n’est ce pas ?

Immigration et étrangers. Intolérance et oppression. Propagande et mensonges. Et là où, auparavant, vous aviez la liberté de vote, de faire des objections, de parler comme bon vous semblait, vous avez maintenant des affiches, des systèmes de propagande vous contraignants à la conformité, sollicitant votre docilité de vote et influençant vos décisions.

Qu’est-ce qui va arriver ? Qui sera à blâmer ? Bien sûr, il y a ceux qui sont plus responsables que les autres et qui devront en rendre compte mais… Encore dans un souci de vérité, si vous cherchez un coupable, regardez simplement dans un miroir.

Je sais pourquoi vous voulez le faire. Je sais que vous avez peur. Qui pourrait se vanter du contraire ! Immigration, terreur, violence. Une myriade de faux problèmes et de propagande bien rodée qui contribue à perturber votre jugement et vous prive de votre bon sens. La peur a pris ce qu’il y a de meilleur en vous. Et dans votre panique vous vous tournez vers l’UDC et Christophe Blocher, et si nous ne faisons rien, bientôt le seul parti de Suisse.

Il vous ont promis de l’ordre, il vous ont promis moins de violence. Tout ce qu’ils demandent en échange, c’est votre consentement silencieux et docile. Le 23 Octobre, je chercherai à mettre fin à ce silence ! Le 23 Octobre, je ne voterai pas UDC pour rendre la mémoire à ce pays, pour le rendre libre.

Dans une semaine, un groupe de citoyen veulent ancrer à jamais le 23 Octobre dans nos mémoires comme défaite totale de ce parti. Ils espèrent rappeler aux Suisses et Suissesses qu’impartialité, justice et liberté sont plus que des mots, ce sont des principes. Alors si vous n’avez rien vu, si vous ignorez toujours les crimes de ce parti, je vous suggère de voter UDC le 23 Octobre.

Mais si vous voyez ce que je vois, si vous ressentez ce que je ressens, si vous désirez ce que je désire, alors rangez vous à mes côtés dans une semaine à compter d’aujourd’hui devant les urnes Fédérale, et ensemble, nous leurs offrirons un 23 Octobre gravé à jamais dans leur mémoire !!

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10 Oct

Aujourd’hui, c’est lundi.

Je me réveille à 3h50, allez savoir pourquoi. Au milieu d’un rêve incroyable. Forcément, je m’en souviens qu’à moitié et j’ai évidement pas réussi à le finir. La journée commençait bien dès le milieu de la nuit, super. 7h, le réveil sonne. Je me lève, fatigué. La journée va pas être facile. En ouvrant la porte je remarque qu’en fait, j’ai vraiment mal au pouce. Putain de contact hier pendant le match… Il pleut. Ca, je m’en fiche pas mal. Il doit surement neiger en haut. Dans le trajet en train, j’essaie vaguement de comprendre une question de marketing pour le cours du matin. Pour une fois que je comprenais tous les mots, impossible de mettre un sens à la question… bon, tant pis. A la gare, je vois le bus °12, qui va à l’école. Et bien aujourd’hui, il a décidé d’aller au dépôt de bus, de l’autre côté de la ville. Je me disais bien que c’était louche que je sois le seul à monter dedans à la gare… 20 minutes de perdu et un bon détour dans la ville plus tard, je suis de nouveau à la gare. Super. J’arrive enfin en cours, j’ouvre mon sac. L’intérieur est humide. Super. Un sac tout neuf. L’eau s’infiltre par les coutures à peine il pleut (et il pleuvait pas beaucoup). Merci DaK**e. J’irai gueuler… Maintenant, j’en veux vraiment à la pluie. En plus j’ai pas de parapluie ni de veste adéquate.

Journée de merde.

Il me reste au moins une petite joie, que je suis sur de voir chaque jour:

Schule und so

5 Oct

Que dire. Plein de chose mais comme d’habitude, on ne sait par où commencer. Toujours pas d’appareil photo. Mais nos adorable MacBook détesté sont muni d’une webcam. Ce qui peut compenser. Un peu. Parfois.

Voilà donc la belle plaque à l’entrée de l’école:

C’est pris avec mon ordi. J’avais l’air fin, devant la porte, en train de tenir mon portable face au mur et d’essayer de voir en même temps ce que je prenais en photo. Y en a quelques uns qui ont vraiment du se poser des questions 🙂

Sinon, de ce que j’ai pu voir et comprendre, la Hochschule Luzern comporte 5 départements, disséminé dans toute la ville avec environ 8’500 étudiants. Bon restaurant, avec plat du jour à 7.50. Il y a aussi à disposition presque tout ce qu’on pourrait espérer essayer un jour: sale de cinéma, 1 ou 2 studios d’enregistrement, studio photo, sale de couture, sculpture, gravure et tout ce qui va avec… j’ai pas encore vu la chambre noire mais il doit y en avoir une. Et j’ai largement pas encore tout vu… Et puis, parce que c’est quand même pas mal la classe, une toute belle carte d’étudiant. Avec code barre pour la bibliothèque, toussa.

On a reçu nos place de travail. C’est dans un autre bâtiment, au 7ème. Y a quelques pièces dans les bords sinon tout l’étage est une grande surface, partitionée en plus petite à l’aide de paroi en bois, à la manière des bureaux qu’on voit dans les films étasuniens (enfin, pas autant).  Belle vue sur les toits depuis ma fenêtre (j’ai réussi à manager une fenêtre (en fait, tout le monde s’est rué (ou j’étais très lent ?) sur quelques tables qui étaient dans un espace, et en observant bien j’ai trouvé ça). C’est encore très (totalement) vide. J’ai pas encore amené ma bibliothèque et toutes mes peintures, planches, feuilles, posters, classeurs…  mais ça viendra. Le temps est toujours un très bon conseil pour ce qui est de l’entassement de diverses choses à l’utilité toute relative.

Les cours se passent pas trop mal, bien que j’ai souvent de la peine à comprendre. Dès que ça accélère je suis perdu. http://dict.leo.org/ reste pour l’instant mon meilleur ami en ce qui concerne la langue. Ainsi que mon mini dico fr/all-all/fr (il fait 4x3x3 cm 🙂

Un jour peut-être j’arriverai à suivre une conversation d’une oreille tout en écoutant de la musique (dans une autre langue) en train de dessiner quelque personnage…