Archive | octobre, 2015

C’était pas prévu

30 Oct

« J’avais pas prévu ça moi. » Qu’elle m’a lancé l’autre jour.

Obsession...

Et bien moi non plus figures toi, que j’avais pas planifié ça. Depuis plusieurs jours tu m’obsède. Pas très difficile à comprendre en même temps. Il suffit d’ouvrir mon carnet de croquis pour le voir, 1, 2, bientôt 3 pages juste avec toi. C’est un signe non ?
J’y pense et pi j’oublie, c’est la vie c’est la…  Non en fait, j’y pense et pi j’y pense. C’est con ça.

« T’étais pas sensé me plaire. J’étais pas sensée m’attacher. » Qu’elle a continué.
Ouais bah c’est con hein, maintenant je suis parti. A peine dégusté l’entrée, sans rien consommer, qu’il a déjà fallu s’éloigner. Pour combien de temps ? Un bon moment. T’as attendu, t’as hésité, t’as merdé…  ouais ouais je sais, t’y es pas pour grand chose. Et puis je t’en veux pas. Mais maintenant va falloir attendre, s’armer de patience surtout, parce que ça va être encore long.

Je me suis dis en te dessinant j’arriverai à t’arracher de ma tête mais non, j’arrive pas à te sortir de mes pensées. Pourquoi t’y es , pourquoi t’y restes.

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Alors en attendant, je vais continuer. Mon carnet a encore plein de pages blanches.

Et d’ici qu’on se voit, comme je te disais je bouge pas.

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Ich bin ein…

27 Oct

Cela fait maintenant un peu plus d’une semaine que j’ai quitté la Suisse pour Berlin.

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J’y fais un stage de 6 semaines au Wintergarten Variété, théâtre qui accueille surtout des productions plus qu’elle n’en crée. Bien que là je bosse sur une adaptation d’Aladdin en comédie musicale pour enfants.

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Entrée du Wintergarten

Quelques croquis des costumes à venir

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sketchs préparatoires pour Jaffar, Aladdin Prince et Aladdin

 

J’avoue aussi ne pas avoir encore été beaucoup me balader en ville. Entre le boulot au théâtre la semaine et, je plaide coupable, les demi-finales du mondial de League of Legends le week-end, pas réussi à visiter. Et ça ne va pas aller en s’améliorant beaucoup, le 31 il y a la finale, j’ai mon billet, et le costume qui va avec !

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Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Mini news, plus de dessins et des photos du costume bientôt, promis.

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Tu sais que t’habites à Fribourg quand…

12 Oct

C’était jeudi passé. Bienvenue à Fribourg ^^

 

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Évidemment, si tu ne sais pas que le Vacherin c’est un fromage, le gag tombe à l’eau x)

Va te faire enculer la Vie !

7 Oct

Nouvelle vie, nouvel appart, nouvelles études.

 

Depuis presque 2 mois, tout est nouveau: ville, appartement, colocataires, école, matières, et profs naturellement. Tout mon environnement a changé. Et tout est excellent. Vraiment.

 

Tout ? Presque. Il y a bien un truc qui est resté pareil: La vie se moque de moi et se joue de moi tel son pantin qu’on dirigerait au bout de ficelles, pour s’amuser entre le déjeuner et les 9h. Elle se fout toujours allègrement de ma gueule dès qu’elle en a l’occasion au travers de mon coeur d’artichaut. Profite de la moindre opportunité pour me jeter des bâtons dans les roues et érige un mur pour que je me fracasse les dents, bien fort.

Elle s’arrange pour toujours déposer sur les multiples chemins que j’arpente ces demoiselles qu’elle sait que je trouverai si charmantes.

Brunette, rousse, blonde, grande ou petite, fine, ronde, intellectuelle ou manuelle, peu importe, mais toujours belle, attirante, intéressante, toujours « pour moi » comme dirait Louise, enfin j’y crois. Elle la place sur ma route et me la laisse un moment. Juste assez pour l’apprécier, pour l’apprivoiser. Et puis elle me la retire, violemment. Et je réalise alors combien je m’y étais attaché. A chaque fois c’est la même histoire, sans jamais ressembler à la précédente. Elle s’arrange pour y changer un petit détail, histoire de brouiller les pistes.

Pourtant je commence à la connaître, la Vie. Avec ses pièges mal camouflés et ses embrouilles de margoulins. A chaque fois ça sent l’entourloupe à plein nez. Et marlgé tout à chaque fois, tel un insecte attiré par la lumière, c’est plus fort que moi, je m’y élance à corps perdu, vers cet appât tellement évident. Et surtout sans baudrier, ni aucune sorte d’assurage. Je sais pertinemment que je vais me fracasser au fond, sur un béton bien dur, m’en prendre plein la gueule, encore une fois. La seule variable c’est le quand, pour le reste je ne me pose même plus la question. Et j’y vais. Souriant à cet échec futur que je sais arrive à grands pas.

Mais tu n’es pas bête, la Vie. Tu me connais bien. Tu as su graver au plus profond de moi cette idée de carotte qui fait avancer l’âne, en éparpillant ça et là sur les chemins, ce petit goût sucré de friandises que tu as quand on te partage à deux. Je m’accroche à ces vagues souvenirs de rêves oubliés que l’homme appelle espoir et fais abstraction de l’hameçon. Je m’efforce d’oublier l’espace d’un instant, d’une nuit, que tu me détestes tant et tente péniblement de vivre pleinement ce petit moment que t’as bien voulu me laisser, avant de tout m’ôter. Alors j’en profite à fond, à cent pour cent, deux cent même, malgré cette épée de Damoclès que t’as placée là, juste au dessus de moi. Sachant pertinemment que plus j’avancerai, plus profondément elle se plantera, cette épée. Et pourtant j’y fonce en m’accrochant de toutes mes forces, à cet idéal sortant d’une autre époque. Parce que j’y crois, quoi qu’ils en disent tous, je veux encore y croire moi, à ce goût sucré de friandise.
Tu joues avec moi, et tu dois bien te marrer j’imagine. Etant donné que le gag à répétition fonctionne à chaque fois. Il faut dire que je dois être bon public.

Mais sache que quelque soit le nombre d’embûches que tu placeras, quelque soit le nombre de fois où tu m’enverra me faire foutre, je me relèverai, et je recommencerai une fois de plus.

De mon côté, ça me fait toujours autant rire (jaune) tes blagues.

 

Tu m’entends la Vie, tu m’entends ? Si tu m’entends, va te faire enculer !

 

Nique sa mère la Vie, nique sa mère !

 

 

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« Hey Excuse-moi
Est-ce qu’on peut parler deux minutes ?
Ce sera pas long je te promets après je disparais
Il fallait juste que je te parle de quelque chose et je me connais
Si je le fais pas maintenant je vais encore me défiler et m’en vouloir
J’arrive pas à te sortir de mes pensées je peux pas te le dire autrement
En même temps c’est pas très compliqué je pense que tu comprends
Je suis désolé si c’est un peu direct mais je me dis qu’on n’a qu’une Vie
Qu’elle est trop courte Trop fragile
Et puis vaut mieux avoir des remords que des regrets »
– Fauve

Sinon, dans 10 jours je pars à Berlin. On essayera d’en faire 2-3 dessins.

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